Rencontre avec Pascal Ricaud, Maitre de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Tours

Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication, Pascal Ricaud est un passionné de la communication digitale. Son parcours, son métier et son avis sur les réseaux sociaux : il nous dit tout !

 

Vous êtes actuellement Maitre de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université François Rabelais à Tours, comment et pourquoi vous êtes-vous tourné vers ce métier ?

J’ai toujours eu un attrait puissant pour la communication dans sa généralité. Je suis issu d’un DUT Carrière Sociale, puis je me suis tourné vers une école sur Bordeaux assez sélective : l’ISIC (Institut des Sciences de l’Informations et de la Communication), où seulement les 40 premiers d’un « concours » sont retenus. J’ai effectué mon Master 2 Recherche dans cette école, où j’ai tenu un mémoire sur les radios locales. Ce mémoire fut une sorte de déclic pour la suite. Mes professeurs, très satisfaits de la qualité de mon mémoire, m’ont encouragé à poursuivre mes études, j’ai donc tenu une thèse de doctorat portant sur la recherche dans la Communication. J’ai effectué 2 stages durant cette thèse : un stage à Radio France, et le second dans une école de musique sur Bordeaux. A la suite de ce doctorat, j’ai pu entrer très rapidement, en 2001, à l’Université de Tours en tant que maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication. Cet emploi à l’Université de Tours est en quelque sorte mon premier travail.

Selon vous, quels sont les aspects les plus intéressants de votre métier ? Quelles qualités vous semblent essentielles dans ce travail ?

L’aspect de mon travail le plus intéressant pour moi est la diversité qu’il offre. Je suis un enseignant qui développe les théories de l’information et de la communication à des étudiants de L1 à L3. J’effectue aussi de la recherche en communication. Mon poste me permet aussi de participer à l’élaboration des formations, par exemple cette année, je gère en compagnie d’une collègue, la formation ATC CORPSEM à l’IUT de Blois. Un autre point intéressant de mon travail est que je ne suis pas totalement un universitaire. Travaillant principalement en IUT, je reste en contact permanent avec beaucoup d’entreprises dans les secteurs du web et de la communication. C’est un travail très chronophage qui laisse peu de temps à la recherche, mais qui n’en est pas moins intéressant de par sa grande diversité dans les projets et réalisations à effectuer.

Enfin en ce qui concerne les qualités essentielles pour ce travail, il faut être autonome, il n’y a pas beaucoup d’heures de travail sur place, le reste étant consacré sur la recherche de contenu pour la réalisation des cours et à la veille numérique. La communication étant un sujet en mouvement permanent, il faut suivre son actualité constamment pour ne pas perdre le fil. En découle de cette autonomie de l’organisation, je ne pourrais réussir mes cours sans une once d’organisation.

D’autres qualités sont importantes pour se plaire dans ce travail, être curieux, ce qui rejoint la veille numérique; être rigoureux afin de fournir des cours et des recherches de qualité; et être attentif à ce qu’il se passe dans le monde, mais aussi au travail des étudiants, ils peuvent trouver une façon de penser hors du commun et rendre le travail vraiment pertinent.

Que pensez-vous des réseaux sociaux ? Etes-vous un utilisateur de ces réseaux ?

Je vais diviser les réseaux sociaux en 2 blocs : les réseaux professionnels comme Viadéo et Linkedin, et les réseaux privés comme Facebook.

En ce qui concerne les réseaux professionnels, je pense que ce sont des outils très intéressants et pertinents dans l’ère actuelle. Ils nous permettent de rester en contact avec des collègues, des professionnels ou des anciens étudiants. Ils nous permettent d’aider les étudiants à chercher un stage ou un premier emploi. Les chasseurs de têtes regardent beaucoup les réseaux sociaux professionnels pour se renseigner sur les candidats potentiels.

Pour le cas des réseaux privés, ils restent un bon outil de communication, mais il faut savoir les maîtriser et savoir maîtriser son image. Je pense notamment à Facebook qui, s’il est mal géré (photo compromettante, message douteux), peut coûter un emploi à une personne et lui donner une mauvaise image. Les réseaux sociaux privés sont beaucoup plus chronophages que les réseaux professionnels. Après, ces réseaux restent très intéressants pour rester en contact avec sa famille ou des anciens camarades quand on n’a pas la possibilité de se déplacer pour aller à leur rencontre.

Enfin, mon utilisation de ces réseaux, de manière professionnelle je suis sur Linkedin

Que pensez-vous de la formation COMEN ?

J’ai eu peu d’informations sur cette formation, mais j’en entends de plus en plus parler. Je pense que c’est une bonne formation qui clôture les 3 années d’études pour les étudiants venant d’un DUT MMI. En DUT ces étudiants font beaucoup de théories et quelques cas pratiques fictifs et très peu de cas pratiques professionnels. La licence professionnelle COMEN leur offre cette possibilité et leur donne donc un aperçu professionnel de ce qu’ils ont appris sur leurs dernières années d’études. C’est une licence dans l’ère du temps, où la communication numérique est au cœur des entreprises qui cherchent à toucher un maximum de personnes, et qui cherchent à fédérer leur communauté autour de leurs produits.

Mathieu Brunaud

J'ai obtenu mon DUT SRC sur Blois. Durant cette 2ème année, j'ai été amené à réaliser un jeu vidéo en flash lors de mon projet tuteuré. J'aimerais devenir Community Manager, si possible dans le domaine du jeu vidéo.

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