Rencontre avec Jean-Philippe Gueutal, Animateur-Réalisateur à Radio Oméga

Animateur-réalisateur depuis un peu plus de 2 ans, Jean-Philippe travaille au sein de Radio Oméga, radio associative locale.

Visuel JFI

Bonjour, Jean-Philippe, vous êtes actuellement Animateur-réalisateur à Radio Oméga. Pouvez-vous nous retracer votre parcours ?

Mon parcours n’est pas simple. Préparateur en pharmacie depuis 8 ans, ça faisait un moment que je ne me trouvais plus à ma place dans ce métier. J’ai donc fait un bilan de compétence avec l’agence SCFR. Ma conseillère m’a dit : « Je suis sûre que votre entourage vous dit que vous êtes fait pour le commercial, et bien moi je vous dis que vous n’êtes pas fait pour ça, vous êtes un communiquant ». Elle m’a proposé de reprendre des études, en passant par un DUT Services et Réseaux de Communication (SRC), aujourd’hui Métiers du Multimédia et de L ’Internet (MMI). J’ai obtenu mon diplôme en 2013.

Une radio locale cherchait depuis longtemps un animateur-réalisateur mais son conseil d’administration voulait prendre son temps pour le choisir. Il recherchait un communiquant qui avait aussi quelques connaissances techniques. J’ai eu la chance de ne pas avoir à chercher de travail. Le conseil d’administration de la radio m’a contacté pendant que je faisais encore mes études. J’y travaille désormais depuis septembre 2013.

En quoi consiste le métier d’animateur-réalisateur au quotidien ?

Ce métier est très varié. Chaque jour, je dois trier les mails rapidement et j’essaie de discerner les infos intéressantes pour faire de bons sujets à l’antenne. La radio est très sollicitée par différents acteurs locaux (associations, politique, administrations …) ou nationaux (chanteurs, auteurs, maisons d’éditions, maisons de disques, entreprises …). Parmi toutes ces demandes, le choix doit être fait de manière concise et pertinente.

Il y a ensuite une phase de contact : par mail ou par téléphone afin de prendre rendez-vous. Cela peut aboutir à un simple temps d’interview, ou à un partenariat durable avec des temps d’antenne réguliers. Il m’arrive aussi de faire des reportages à l’extérieur ou de préparer des événements spéciaux (présence sur un festival, direct avec d’autres radios …).

Enfin, il y a une partie administrative qui n’est pas négligeable et que j’apprécie beaucoup moins …

Vous êtes seulement deux professionnels ; cela vous laisse-t-il une grande marge de manœuvre ?

Nous avons effectivement une grande marge de manœuvre sur le choix de nos reportages, et de ce que nous passons à l’antenne. Mais je ne pense pas que cela soit lié au fait que nous soyons deux professionnels. Cela est plutôt lié à la confiance que nous accorde le conseil d’administration. De notre côté, nous essayons de faire les choses intelligemment. Par exemple pour qu’un titre passe à l’antenne, nous avons mis en place une « commission d’écoute ». Elle est composée d’auditeurs de tous les âges qui peuvent écouter en avant-première des titres présélectionnés par nos soins et faire part de leurs impressions. Cela nous permet d’avoir un certain recul. Nous avons aussi une grande souplesse horaire due au métier en lui-même. Nous sommes disponibles à tout moment, en fonction de la disponibilité des artistes, des invités ou encore des bénévoles.

Nous avons cru comprendre que vous êtes le créateur du logo actuel de Radio Oméga, et que vous réalisez de nombreuses illustrations. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, mon DUT m’a fait découvrir une passion enfouie pour le graphisme et l’illustration. Je profite d’être dans une structure qui me laisse une grande liberté créative pour assouvir cette passion … J’ai ainsi pu refaire le logo et la charte graphique de la radio.

En quoi la veille est-elle importante dans votre métier ?

La veille n’est pas importante dans mon métier, elle est fondamentale … Aujourd’hui avec internet on peut, via les réseaux sociaux notamment (mais pas que), se tenir informé de tout et être au plus près de l’actualité. Je pense que la veille à elle seule représente au minimum une heure de temps de travail par jour dans mon métier.

Quel est le prochain événement important que vous allez couvrir ?

En décembre, nous allons réaliser 5 jours de direct avec 10 autres radios associatives à l’occasion de la COP 21 (=conférence des Nations Unis sur les changements climatiques à Paris). C’est un grand défi pour nous : d’une part, du fait de ne pas avoir le contrôle total sur les choses. Et d’autre part, de devoir travailler avec beaucoup de personnes différentes que l’on connaît peu.

Pour terminer, pouvez-vous nous faire part d’une anecdote ou d’un événement insolite que vous avez personnellement expérimenté ?

Lors de mon premier mois de travail en septembre 2013, j’ai dû passer plusieurs coups de téléphone pour obtenir des interviews concernant les journées européennes du patrimoine. On m’a dirigé vers un autre numéro, puis transféré de bureaux en bureaux jusqu’à celui de la ministre de la culture : c’était ma première interview téléphonique. La secrétaire que j’ai eue au bout du fil m’a demandé si je souhaitais parler à Mme la ministre ou à quelqu’un d’autre… J’étais tellement surpris que j’ai eu un moment d’hésitation. La secrétaire a finalement réalisé son erreur et m’a passé le bon interlocuteur. Au final, j’étais à la fois déçu de ne pas avoir interviewé la ministre de la culture, mais aussi soulagé…

Un petit com' ? C'est ici...

Rechercher

Nos projets :

Community Managers en Herbe

Groupe Facebook Community Managers en herbe, rejoignez-nous !

Groupe Facebook "CM en herbe"

Veille métier CM

Un Netvibes pour suivre l'actu métier

Guide du Bad Buzz

Nos projets : Guide du Bad Buzz

Evitez les crises en ligne avec nos guides !

Abonnez-vous à nos posts !

Voir nos autres articles